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OST DE JEUX VIDEOS (ALL)

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Parce qu’il fallait bien une suite à l’article sur le genre du nintendo-core, parce que les Game Awards viennent d’être diffusés, parce que c’est bientôt Noël et que donc, c’est relâche, et parce qu’on a pas encore parlé de musique symphonique, voici une sélection personnelle d’OST orchestrale de jeux vidéos, ce qui nous fera par la même occasion voyager un peu entre leurs différents univers.

De quoi se poser la question du média du jeu vidéo comme branche à part entière de la musique contemporaine orchestrale.

 

GOD OF WAR (2018)

Nominé aux Game Awards 2018 pour le titre de meilleure bande son, l’OST de la nouvelle franchise God Of War transpire la sueur du combat des anciens dieux nordiques.

Après avoir brillamment puisé dans la mythologie grecque lors de la première franchise, c’est cette fois-ci dans celle d’Odin, de Thor et des Valkyries que l’OST trouve ses inspirations. Bear McCreary nous offre ainsi une bande son épique, puissante, entièrement orchestrale, venant porter au rang de chef d’œuvre God Of War, récemment élu jeu de l’année.

SKYRIM (2011)

Il commence à prendre de l’âge, certes, mais il est unanimement reconnu comme un des meilleurs jeu de rôle de tout les temps.

The Elder Scrolls V : Skyrim, c’est l’apogée du genre RPG, et c’est surtout un monde vivant, peuplé de centaines de personnages, dans un territoire hostile, perdu dans les contrées de Bordeciel, tout au nord de Tamriel.

Les dragons reviennent mystérieusement à la vie, dans un monde où les trolls, les araignées géantes et les draugrs peuplent les grottes, où la magie est un art ancien, et dont vous êtes évidemment le héros.

Pour soutenir et rythmer cet univers, qui d’autre que Jeremy Soule pour en composer la bande son, compositeur déjà en charge des précédentes OST de la licence. On alterne entre le féerique et l’action, le calme du village paisible et l’angoisse du donjon, la ballade en forêt et les luttes à mort contre les dragons.

Pour le calme du village :

Pour les frissons du combat :

SHADOW OF THE COLOSSUS (2005)

Jeu vidéo marquant la fin d’une génération, Shadow Of The Colossus est considéré comme œuvre unique, expérience vidéoludique profondément artistique.

Vous incarnez Wander, que l’on voit dans la cinématique d’introduction déposer un corps enveloppé d’un linceul sur un autel, dans les Terres Interdites. Une ancienne divinité vous propose un marché : si vous voulez ramener à la vie cette jeune femme, vous devrez tuer de gigantesques mais paisibles créatures, les Colosses. C’est le prix à payer. En êtes vous capable ?

On alterne donc entre des phases de recherches sobrement rythmées des sabots de votre cheval et des bruits du vents dans les plaines, et des phases de longs combats épiques accompagnées des morceaux de Kow Otani, dans lesquels la tension est palpable, et les émotions fortes.

OKAMI (2006)

Si la poésie pouvait se réincarner dans le monde vidéoludique, elle prendrait certainement la forme d’un loup dans l’univers de Okami, littéralement, « la grande déesse ».

Car c’est dans le personnage d’un canidé, réincarnation d’Amaterasu, déesse du Soleil et de la Lumière, que le joueur prendra part à cette aventure. Yamata-no-Orichi s’est réveillé, et a plongé le monde dans les ténèbres, il vous appartient de rétablir la lumière.

On l’aura compris, la bande originale de Masami Ueda est fortement inspirée du folklore japonais,évoquant les différentes légendes, monstres, dieux et déesses ancestraux et villages féodaux.

Une OST longue, très longue, puisque s’étalant sur cinq CD, qui nous plonge dans une ambiance tantôt joviale, tantôt inquiétante, toujours parfaitement maîtrisée,venant compléter des choix graphiques rappelant également fortement l’art du pinceau japonais.

L.A. NOIRE (2011)

Encore une sale journée… Il pleut dans les rues de la cité des anges, alors qu’à travers le néon rouge du motel, on entend une trompette venue d’on ne sait où.

Le film noir, genre phare des débuts du cinéma hollywoodien, a visiblement inspiré le studio Rockstar qui nous offre dans L.A. Noire un hommage brillant à cette figure du flic torturé, pourchassant les gangsters sous fond de cool jazz.

La bande son du Sydney Symphony Orchestra, en collaboration avec Andrew et Simon Hale respire cette époque des années 1940, l’affaire du Black Dahlia, les premières Ford et l’image du policier misérable, rongé par son affaire, se noyant dans le whisky bas de gamme. L’OST est jazzy, crooner et sexy, entres autres anglicismes, mais également langoureuse, vibrante et chaleureuse.